La Cour supérieure de Berne a confirmé une peine de neuf mois de prison avec sursis contre l'ancien DJ Christopher S. La condamnation découle de deux affaires de fraude distinctes impliquant des véhicules loués qu'il aurait vendus illégalement. Cette décision marque un nouveau défi juridique pour cette figure autrefois proéminente de la scène nocturne suisse.
Points Clés
- Christopher S. a reçu une peine de neuf mois avec sursis.
- La condamnation concerne la vente illégale de véhicules loués.
- Une accusation de dommage patrimonial frauduleux a été abandonnée suite au retrait d'une plainte.
- Le tribunal a jugé que ses actions exploitaient une relation de confiance.
Les Procédures Judiciaires S'Achèvent à Berne
La Cour supérieure de Berne a rendu son verdict par courrier, confirmant la décision antérieure du Tribunal régional de Berne-Mittelland. Christopher S. avait fait appel de la décision initiale. Le tribunal a réduit sa période de probation de quatre à trois ans.
Au cours des procédures, Christopher S. a exprimé son désir de paix. Il a déclaré : « Ce processus est mon dernier chantier. » Il a souligné son souhait de tranquillité pour lui-même et sa famille.
Contexte sur Christopher S.
Dans les années 2000, Christopher S. était un DJ très recherché, se produisant dans de nombreux clubs et apparaissant fréquemment dans les chroniques mondaines. Il continue de travailler comme DJ indépendant, bien que moins intensément qu'auparavant. Ses dernières années ont été marquées par des problèmes juridiques répétés.
Détails des Affaires de Fraude
La condamnation concerne principalement deux ventes de véhicules. Le premier incident a eu lieu en 2016. Christopher S. a vendu une Audi Q7 louée pour 30 000 francs suisses au prochain locataire de son appartement. Il a reçu l'argent et a donné la voiture à l'acheteur pour son usage. Plus tard, il a récupéré le véhicule sous prétexte de devoir l'emmener au garage. L'acheteur n'a plus jamais revu la voiture. Le tribunal initial a jugé qu'il s'agissait d'une fraude.
« Ce processus est mon dernier chantier. J'aspire à la paix pour moi-même et ma famille. »
Un an plus tard, en 2017, Christopher S. a vendu une Hyundai Santa Fe qui était louée à sa femme. Cette transaction impliquait 31 000 francs suisses. À ce moment-là, un garage automobile avait déjà transféré environ 25 000 francs suisses à la société de leasing pour la reprise du véhicule. Le Tribunal régional l'a déclaré coupable de détournement de fonds dans ce contexte.
Dates et Montants Clés
- 2016 : Audi Q7 vendue pour 30 000 CHF.
- 2017 : Hyundai Santa Fe vendue pour 31 000 CHF.
- Condamnation antérieure (2016) : Coupable d'incitation à l'incendie volontaire et de tentative de fraude, purgeant une peine de prison de plusieurs années.
Évolution du Paysage Juridique
Un développement significatif est survenu juste avant l'audience d'appel. Le propriétaire du garage, qui était plaignant dans l'affaire de dommage patrimonial frauduleux, a retiré sa plainte pénale. Christopher S. avait contacté le propriétaire du garage et fait une « proposition » pour le retrait. Le propriétaire du garage a ensuite signé une déclaration préparée par l'avocat de S.
Le tribunal a remis en question le moment et la nature de cette proposition. Christopher S. a évité les réponses directes. Malgré cela, la Cour supérieure a abandonné l'accusation de dommage patrimonial frauduleux car il s'agit d'une infraction nécessitant une plainte. Cela signifie que l'accusation ne peut pas être poursuivie sans une plainte active de la partie lésée.
Arguments de la Défense et Conclusions du Tribunal
Christopher S. a maintenu son innocence tout au long du procès. Il a décrit les déclarations à son encontre comme des « faveurs » à la partie lésée. Il a également suggéré qu'il était victime d'une conspiration.
Son avocat de la défense a contesté les preuves de l'accusation. La défense a fait valoir qu'il n'y avait aucune preuve écrite des paiements dans l'affaire Audi. Ils ont affirmé que le tribunal inférieur s'était uniquement appuyé sur des « déclarations incroyables » de personnes proches du sous-locataire. La défense a également souligné le passé criminel du sous-locataire, qui comprenait une condamnation pour falsification de documents.
Évaluation de la Crédibilité par le Tribunal
La Cour supérieure a jugé crédibles les déclarations du sous-locataire et de trois autres témoins dans l'affaire de fraude. Le tribunal a conclu que Christopher S. avait exploité la confiance placée en lui par son sous-locataire, qui utilise un fauteuil roulant. Le tribunal a également déterminé que Christopher S. avait menti. L'accusation de détournement de fonds était bien étayée par des relevés bancaires, des messages de chat et des courriels.
Impact et Avenir
La condamnation s'ajoute à l'historique des démêlés judiciaires de Christopher S. En 2016, il a été reconnu coupable d'incitation à l'incendie volontaire et de tentative de fraude, ce qui lui a valu une peine de prison de plusieurs années. Cette dernière décision renforce un schéma de défis juridiques pour l'ancien DJ.
Le verdict n'est pas encore juridiquement contraignant. Christopher S. peut encore explorer d'autres voies légales. Son désir de paix, tel qu'il l'a exprimé devant le tribunal, reste insaisissable tant que les procédures judiciaires se poursuivent.
La décision de la Cour supérieure de Berne souligne la gravité des infractions financières. Elle met en évidence l'importance de la confiance dans les relations personnelles et commerciales. L'affaire a attiré l'attention en raison du profil public passé de Christopher S.
- Tribunal : Cour supérieure de Berne
- Peine : Neuf mois de prison avec sursis
- Probation : Réduite de quatre à trois ans
- Accusations principales : Fraude, détournement de fonds




