Un chirurgien bernois sera jugé en janvier pour coups et blessures graves. Les procureurs allèguent que le chirurgien a implanté des disques intervertébraux artificiels sous-développés chez plusieurs patients, entraînant des dommages physiques importants.
Points Clés
- Un chirurgien bernois sera jugé en janvier pour coups et blessures graves.
- L'accusation affirme que des implants rachidiens sous-développés ont causé des dommages à sept patients.
- Les implants, nommés Cadisc-L, ont été utilisés entre 2011 et 2013.
- Des essais sur animaux auraient montré des défauts avant le lancement du produit.
- Le procès doit débuter le 12 janvier, et un verdict est attendu pour le 9 février.
Le scandale des implants rachidiens devant la justice
Le procès contre le chirurgien bernois doit débuter le 12 janvier devant le Tribunal régional de Berne-Mittelland. Cette procédure judiciaire fait suite à une longue enquête sur l'utilisation de l'implant rachidien Cadisc-L.
Selon le procureur, les disques intervertébraux artificiels ont échoué chez les sept patients opérés par le chirurgien. Ces échecs auraient entraîné des dommages physiques durables à la colonne vertébrale des patients.
Détails de l'affaire
Le chirurgien aurait accompagné le développement scientifique de l'implant rachidien Cadisc-L. Il a ensuite procédé à l'implantation du produit chez des patients à l'Hôpital Salem de Berne entre 2011 et 2013.
Allégations de technologie sous-développée
Le cœur de l'affaire de l'accusation tourne autour de l'immaturité présumée de l'implant Cadisc-L. Il suggère que le produit n'a pas été adéquatement testé ou développé avant d'être utilisé chez des patients humains.
Un point de préoccupation majeur est que des essais sur animaux, menés avant la commercialisation du produit, auraient indiqué des défauts. Malgré ces découvertes, l'implant Cadisc-L a été lancé commercialement en 2010.
Le procureur déclare que les disques artificiels en question ont échoué chez les sept patients. Cela a causé des dommages physiques à leur colonne vertébrale.
Complications internationales
Au-delà de la Suisse, l'implant Cadisc-L a été lié à de graves complications à travers l'Europe. Des dizaines de patients dans divers pays auraient rencontré des problèmes après avoir reçu l'appareil.
La société britannique Ranier, qui distribuait la prothèse, a depuis déclaré faillite. Cela ajoute une autre couche de complexité à l'aspect international de l'affaire.
Défense et position juridique du chirurgien
L'avocat du chirurgien a rejeté toutes les accusations. Il maintient que son client a agi correctement, tant sur le plan légal qu'éthique, concernant l'affaire.
Pour le chirurgien, la présomption d'innocence s'applique tout au long du procès. La défense devrait présenter des arguments contestant les allégations de l'accusation concernant le développement de l'implant et la conduite du chirurgien.
Contexte de l'affaire
Les allégations contre le chirurgien sont devenues publiques pour la première fois en 2018. Une équipe d'enquête internationale, comprenant des membres de Tamedia, a révélé l'histoire. Leurs découvertes ont initié le processus juridique formel qui culmine maintenant dans ce procès.
Le chemin vers un verdict
Le procès est prévu pour plusieurs semaines en janvier. Les experts juridiques anticipent une présentation complexe de preuves médicales, de données scientifiques et de témoignages de patients.
Le Tribunal régional de Berne-Mittelland entendra les arguments de l'accusation et de la défense. L'annonce d'un verdict est actuellement prévue pour le 9 février.
- Le tribunal examinera les rapports scientifiques sur l'implant.
- Les témoignages des patients seront un élément essentiel de la procédure.
- Le rôle du chirurgien dans le développement de l'implant sera examiné.
Cette affaire souligne l'importance cruciale des tests rigoureux et des considérations éthiques dans le développement et l'application des dispositifs médicaux. Le résultat sera suivi de près par la communauté médicale et les groupes de défense des patients.




